Mise en situation
| Les citoyens riverains vivent un problème de surpopulation des goélands sur les lacs Achigan et Connelly, surtout en fin de saison, à l'automne. Ce problème engendre un déversement de fientes d'oiseaux en quantité considérable, nuisant aux efforts d'assainissement des lacs. Le problème existe depuis plus de cinq ans. |
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2002
- L'Association de Propriétaires du Lac de l'Achigan (APLA) a approché la municipalité pour une intervention auprès du dépotoir de Sainte-Sophie qu'elle soupçonne d'être la source des nombreux goélands.
2003-2004
- Création d'un premier comité de vigilance du site d'enfouissement technique (SET) de Sainte-Sophie. Gilles Beauregard, conseiller de Saint-Hippolyte assiste aux rencontres de ce comité.
- Projet d'agrandissement du SET de Sainte-Sophie.
- Début des rencontres du Bureau des Audiences Publiques en Environnement (BAPE).
- Plusieurs représentations de municipalités, d'organismes, d'agriculteurs et de citoyens.
- Préparation d'un mémoire pour le BAPE, préparé par André Hade, Dr. en biologie des eaux et professeur à l'UQAM pour le Comité Consultatif en Environnement (CCE) de Saint-Hippolyte.
2004
- Présentation du mémoire au BAPE au nom de la Municipalité, le CCE, l'APLA et les citoyens :
- Gilles Beauregard, conseiller municipal et membre du CCE;
- Geneviève Simard, Directrice à l'urbanisme - environnement;
- Pierre Thériault, président, APLA et CCE;
- Johanne Lévesque, résidente du lac de l'Achigan.
- Refus complet d'Intersan de reconnaïtre le lien de cause à effet, i.e. le dépotoir attire les goélands et par la suite ceux-ci vont se reposer et dormir aux lacs Achigan et Connelly.
- Afin de calmer la grogne et obtenir l'aval du BAPE, Intersan promet d'intervenir sur son site si on peut prouver le lien de cause à effet.
- Tentative illusoire par Intersan d'identification des goélands par de la peinture appliquée sur un certain nombre d'oiseaux.
2005
- Achat d'Intersan par Waste-Managment (WM).
- Élections municipales à Saint-Hippolyte.
2006
- Découverte par APLA d'un rapport commandé par le BAPE auprès de la firme TECSULT sur la possibilité d'un lien de cause à effet « dépotoir = infestation des lacs »
- Démonstration claire et sans équivoque du lien de cause à effet.
- Le rapport devient du « domaine publique ».
- Démarches de l'APLA (Pierre Thériault) appuyées du CCE (Daniel Brais, Président) auprès du maire M. Rousseau et de Mme Côté, Directrice générale de la municipalité.
- Intervention du maire M. Rousseau auprès de WM.
- Promesse de WM d'intervenir sur son site pour effaroucher les oiseaux par divers moyens.
- Création d'un nouveau comité de vigilance sur lequel siègent différents intervenants de divers milieux dont Mme Lalonde, conseillère de la municipalité et Mlle Simard, directrice à l'urbanisme de Saint-Hippolyte.
2007
- Démarches de l'APLA auprès de la municipalité pour obtenir le paiement des équipements d'effarouchement pour le lac de l'Achigan.
- Démarches de certains citoyens du lac Connelly pour obtenir l'appui de la municipalité à l'installation d'équipements d'effarouchement au lac Connelly.
- Refus de la Municipalité aux deux types de demandes. Appui inconditionnel du maire à la démarche pour enrayer le problème à la source (i.e. WM Sainte Sophie).
- WM met en place différents systèmes sur leur site pour effaroucher les oiseaux : « imite rapace », canons à bruit, tournées avec des chiens, coups de carabine, méthodes de couverture rapide des déchets, etc.
- WM obtient le permis d'abattre environ 20 goélands par semaine.
- À la dernière réunion du comité de vigilance, WM aurait fait état de ses efforts d'effarouchement et la population de goélands visitant le site aurait supposément chuté à quelque 1 000 oiseaux (à partir d'une population d'environ 8 000 à 10 000).
- Durée requise pour constater des effets significatifs et durables des interventions de WM : 2 ans.
- Évaluation du succès des interventions (probablement) fin 2009.
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